Sur le pont

Posté par dans Philosophie, Vie

Hier à Toulouse, sur ce pont, je pensais à notre planète, à Gaïa, notre mère nourricière. À la vie interdépendante dont nous sommes les fruits. À l’avenir de nos enfants, qui n’auront peur-être pas la chance de voir le ciel tel que je le vois aujourd’hui.
 
Je marche lentement, déçu que mes semblables aient fait un choix sur des candidats qui ne comprennent rien à la vie.
 
Alors je pense à la vraie vie ; celle des petits bonheurs simples, les rires des enfants, les parfums d’acacias en fleur, les premières hirondelles de retour au pays, le regard émerveillé d’une amie qui touche un cheval pour la première fois, les arbres majestueux qui insufflent notre Prāna, les couleurs du ciel quand le Soleil se couche sur le pont des Catalans.
 
Et je me demande pourquoi. Pourquoi les gens ne peuvent-ils pas se satisfaire d’eux même, pourquoi ont-ils besoin d’avoir un Dieu sur lequel jeter tout leur dévolu, pourquoi ont-ils besoin d’un maître qui dicte tout ce qu’ils doivent faire. Dimanche dernier, ils en ont choisi deux de ceux qui sont à l’antipode de mes valeurs, je suis triste pour eux.
 
Je garde pourtant espoir, un sourire est bien plus contagieux que la cupidité ou que la haine. Alors, même si la vie n’est pas toujours rose, je la colorie à ma façon et garde le sourire quand je croise les gens sur ce pont.
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